Comment se faire éditer?

Comment se faire éditer?

Edition ou auto-édition? Attention aux mirages.

On vous dira parfois que l’édition c’est le Saint-Graal réservé à peu d’élus, ou que l’auto-édition est la clé de tout et vous permet des revenus assurés et plus conséquents.

Ces deux affirmations sont simplistes, car les choses sont plus complexes que cela. Petite comparaison entre deux modes d’édition, et présentation des modes d’édition à éviter à tout prix

Le piège de l’édition à compte d’auteur: évitez les mirages et les manipulations

Ils vous diront que, bien sûr, votre manuscrit présente un superbe potentiel (ou toute autre argument qui sent le cirage épais) et que leur « comité de lecture » (excusez du peu) a approuvé la diffusion de votre roman (comme tant d’autres). Il vous feront miroiter avoir un puissant réseau de plus de 5000 librairies (et même plus) et qu’ils seront bientôt côtés en bourse (pour certains). Il vous demanderont une « toute petite participation » (atteignant parfois 850 euros et même plus) destinée à « limiter le nombre de romans sur le marché » et « à couvrir une partie des dépens ». Sans l’affirmer ouvertement, ils vous feront, par monologues détournés, arriver à la conclusion selon laquelle il est normal qu’ils soient rémunérés pour mettre , car « ils bossent pour vendre votre roman ».

Mais au fond, rien n’est moins sûr… et comme, souvent, leur organisation demeure opaque, bien futé(e) est celle ou celui qui parviendra à vérifier. Et quand vous les remercierez en leur souhaitant bonne chance, ils prendront la mouche et monteront sur leur grand chevaux, en vous faisant comprendre que vous êtes un(e) ingrat(e) et un(e) sot(te) de ne pas sauter sur une occasion pareille.

Manipulation, manipulation, et re-manipulation…

Ce n’est bien sûr pas la solution que je vous recommande…

L’édition à compte d’éditeur

L’édition à compte d’éditeur: le Saint-Graal réservé à peu d’éluspas toujours talentueux

Les plus connues (Flammarion, Lattès, Albin Michel, Fayard, Calmann-Levy) sont les plus fiables et les plus prometteuses, car elles ont les reins suffisamment solides pour rémunérer les auteurs mais aussi tous ceux qui travaillent autour du roman: graphiste, équipe éditoriale pour la correction et la mise en page, traductions en langues étrangères, agents littéraires, distribution auprès des librairies nationales et internationales etc…). Le HIC, c’est que, à moins que vous ne soyez un personnage public déjà très connu (journaliste, écrivain, artiste, personnalité politique etc…), même si vous présentez très bien votre roman dans la lettre qui l’accompagne, il y a peu de chance que ces maisons prennent le risque de vous éditer, car votre nom n’est pas assez connu pour inciter le lecteur à acheter votre livre.

La qualité littéraire ou l’intérêt du sujet ne sont pas obligatoirement un critère

On peut se poser alors la question de savoir si la qualité littéraire du livre compte vraiment. Quand on sait que Valérie Trierweiler « Merci pour ce moment » a atteint les 603 300 exemplaires, sans compter l’édition poche, on se demande: si Valérie n’avait pas été la compagne du président Hollande, aurait elle vendu autant de livres, et avant tout cela aurait-elle été éditée? On peut raisonnablement en douter…

Un objectif à ne pas négliger

La bonne nouvelle donc, c’est que votre éditeur s’occupe de tout, paie tout, et que votre seul job est d’écrire. Le seul? Pas tout à fait: il vous faudra néanmoins aller aux salons du livres divers, et vous n’aurez pas forcément le choix du salon. Bon, en même temps, la promotion est une étape que vous devrez honorer, même si vous êtes en auto-édition.

Les petites maisons d’édition à compte d’éditeur: oui MAIS

Rien ne vous empêche de taper moins haut et de tenter de vous introduire auprès de maisons d’éditions moins connues sur le plan national, mais qui auront au moins le mérite de vous aider à franchir cette étape.

C’est là que vous devez être vigilant: ces petites maisons d’éditions produisent moins, sont moins connues, et, si elles viennent d’être créées, ont les reins moins solides que les moyennes et grandes. Elles comprennent de ce fait certains risques, soigneusement cachés dans les contrats.

L’auto-édition: une solution séduisante, à condition de vous montrer endurant(e) et persévérant(e).

Ce n’est pas toujours tout rose. Il y aura des jours « avec » et des jours « sans ». Des moments de vaches maigres, et des pics de ventes. Donc vous dire que tout est beau, tout est magique et facile, NON.

Mais c’est malgré tout la voie que j’ai choisie, et voici pourquoi:

L’auto-édition ou le choix de la polyvalence

Vous devrez tout assumer, en plus de l’écriture: la correction, la mise en page, la conception de la première de couverture et de la quatrième de couverture, le choix de vos canaux de distribution, la médiatisation, votre « écosystème internet », la gestion de votre fan-club, les traductions éventuelles, les conversions en version audio…

L’auto-édition par volonté d’indépendance et de liberté

C’est un choix que vous devez faire non par défaut mais par engouement pour l’indépendance et la maîtrise de tous les aspects de votre activité. Mais cela exige que vous ayez dès le départ les bons supports, que vous connaissiez les bons canaux, que vous ayez à coeur d’apprendre et vous former continuellement et surtout, que vous soyez très strict sur la rentabilité de votre organisation.

La première bonne nouvelle, c’est que vous organisez votre promotion comme vous l’entendez: vous choisissez le salon littéraire où vous irez (si vous ne pouvez ou ne voulez y aller, qui vous en voudra? Personne), négociez avec les libraires les dates de séances de dédicaces en fonction de VOS impératifs (professionnels, familiaux, etc…).

Autre bonne nouvelle: vous avez une vue directe sur vos ventes, car c’est vous qui avez choisi vos canaux de distribution.

Une diversité de choix et de solutions parmi les solutions raisonnables et honnêtes proposées dans le domaine de l’impression à la demande

La meilleure solution pour faire connaître votre livre sur la toile, c’est l’impression à la demande. Vous avez le choix entre des enseignes qui sont de plus en plus nombreuses. Beaucoup apprécient Bookélis (filiale d’Hachette). C’est la plus onéreuse (compter 130 euros pour le référencement Francophonie pour la première année, mais l’ebook est gratuit). D’autres préfèrent BOD (Books On Demand), moins chère pour la publication papier, mais avec la publication d’ebook payante si vous optez pour une diffusion couplée papier/ebook. D’autres ont choisi KDP (Amazon) ou d’autres plafeformes gratuites ou à moindres frais. Certains combinent plusieurs solutions…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.